Samedi 18 février 2017 : Culture Café : rencontre avec un auteur de Carbon-Blanc

Notre nouveau rendez-vous, le Culture Café, a permis à nos lecteurs de découvrir un auteur carbonblannais. A vous de faire aussi sa connaissance :

Les petites légendes d’Yphon de la Tuile

Sous ce pseudonyme se cache un ancien professeur de français, comédien à ses heures, et qui écrit depuis 15 ans pour chaque circonstance particulière de sa vie un petit texte qu’il prend plaisir à partager avec ses proches. Ce nom fait écho au propre nom de l’auteur et au quartier qu’il habite, celui des Tuileries.

Aujourd’hui, il a choisi de partager plus largement ses petites histoires et donc de les publier.

La couverture (une photo de l’estuaire) incite selon l’auteur à la découverte « d’un univers ouvert à tous les possibles ».

Le livre se présente sous forme d’historiettes qui ressemblent à des fables car des animaux en sont les personnages principaux, mais elles ne proposent aucune morale, libre à chacun d’interpréter à sa manière.

Entièrement nés de son imagination, gorgée de références, tous ces textes invitent à s’interroger sur l’humain, sur la société actuelle et ses dérives productivistes, sur le temps qui passe, sur l’être et le paraître, bref sur notre vie et sur ce qui constitue le « chemin de la vie ».

L’auteur voue un sentiment particulier « au petit girafeau qui se poussait au col » qu’il a écrit lors de son départ à la retraite.

Nous vous en  conseillons particulièrement deux :

» Le petit paysan qui parlait à sa vache »  : une invitation à la sagesse qui se conclut par cette phrase » Le coquelicot, il est beau dans sa fragilité, il meurt vite si tu le déracines, si tu le coupes il perd ses repères, c’est le symbole de l’être humain. »

Et …

« La  petite araignée qui s’ennuyait au plafond » : « La petite araignée voyait le temps passer et le dernier soir de sa vie, elle descendit le long de son fil et resta plus longuement auprès de l’enfant, pleine du désir impossible pour elle de lui transmettre une espérance. »

Enfin, les deux derniers textes du recueil offrent sans doute des clés pour comprendre le message de l’auteur, à vous de le découvrir.

Les lecteurs de la bibliothèque présents à cette rencontre ont ensuite parlé de leurs dernières lectures :

Une chanson douce de Leïla Slimani : « sujet difficile puisque le roman met en scène une nounou qui tue des enfants » (disponible à la bibliothèque)

Le dompteur de lions de Camilla Lackberg : ( disponible à la bibliothèque )

Que la bête s’échappe de Jonathan et Jesse Kellerman : « un roman policier classique teinté de fantastique aux personnages stéréotypés » (disponible à la bibliothèque)

Les innocents de Robert Pobi : (disponible à la bibliothèque)

Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre : (disponible à la bibliothèque)

La révolte des accents d’Erik Orsenna : (résumé) Une jonque transportant une troupe de comédiens accoste sur l’île où vivent les héros de La grammaire est une chanson douce et des Chevaliers du subjonctif. Le soir même, ils jouent Roméo et Juliette, faisant rêver d’amour les habitants de l’île. Mais le lendemain, la jonque est partie en emportant avec elle les épices et les accents. Sans eux, la vie devient morose…

Coup de cœur pour la maison d’édition bordelaise L’Ire des marges » qui a publié les deux romans suivants :
Collapse de Brigitte Comard : (résumé) Dans le monde impitoyable de la finance, Jean-Noël Gomez se démarque. Payé pour licencier les autres, comme le dit sa supérieure, et pour vendre de l’argent, comme il le dit lui-même, cet homme croit pourtant que l’art peut triompher de la trivialité du monde. Mais, un jour, la violence de l’actualité le rattrape.
Hydroponica de Brigitte Comard : (résumé) Entre petits boulots et difficultés du quotidien, Jamila, jeune mère de deux enfants, Aziz et Zora, lutte pour sa survie et celle de sa famille.